27/03/2015

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Tour d’horizon des accélérateurs de start-up dans le monde

Découvrez notre étude de veille, qui s’intéresse aux accélérateurs privés de start-ups sur plusieurs aires géographiques : en France (hors Région Rhône-Alpes), en Europe et dans le monde avec un focus particulier sur les Etats-Unis et Israël. Une étude sur les accélérateurs rhônalpins est actuellement en cours.

Qu’est-ce qu’un accélérateur de start-ups ?

Un accélérateur de start-ups peut se définir comme une structure visant à accompagner la création et la croissance de start-ups en proposant à ces dernières :

  • des prestations d’accélération, souvent dans le cadre d’un programme structuré d’une durée de quelques semaines à quelques mois, notamment l’accès à l’expérience entrepreneuriale, à des formations, à un réseau de  contacts d’affaires (clients potentiels, investisseurs, medias...), à un pool de compétences de haut niveau mobilisables (marketing et communication, business développement...), à des talents à recruter, à des outils industriels (par exemple prototypage, design), à des infrastructures (un lieu d’animation, d’échanges entre entrepreneurs, voire d’hébergement), etc. ;
  • et dans certains cas des financements, notamment de l’investissement en fonds propres.

               
De fait, si tous les accélérateurs ne prennent pas une participation au capital des start-ups qu’ils accompagnent, ils ont tous en commun la volonté de faire émerger rapidement des start-ups à haut potentiel, d’où le format du programme d’une durée limitée, s’achevant généralement sur un « demo day », une session de pitch devant un public d’investisseurs potentiels. C’est en effet le format le plus fréquemment retenu, les accélérateurs proposant un accompagnement en flux continu étant très rares. Il s’agit pour les start-ups accompagnées de réussir vite, ou de repérer rapidement les écueils afin de réorienter leur stratégie et d’éviter l’échec.

Ces accélérateurs s’adressent à des start-ups développant aussi bien des innovations technologiques que des innovations d’usages et de services, dans des secteurs divers tels que le numérique, les medtech, les cleantech ou encore les biotech. On observe cependant que la plupart des accélérateurs se concentrent sur les start-ups du numérique.

 

Tour d’horizon des accélérateurs privés de start-ups

Les accélérateurs de start-ups se multiplient ces dernières années, avec des caractéristiques et des résultats très variés. Nous présentons dans cette étude un certain nombre de ces structures, en faisant le choix de la sélectivité plutôt que de l’exhaustivité, ne pouvant traiter l’ensemble des accélérateurs privés très nombreux aujourd’hui.

 

En France (hors Rhône-Alpes)

Historiquement localisés en Ile-de-France, les accélérateurs se multiplient ces dernières années en région. Un secteur d’activité est prédominant, le numérique, même si d’autres accélérateurs se spécialisent à l’instar du Bizlab de Toulouse (aéronautique) ou encore des accélérateurs des grands groupes (banque/assurance pour AXA, aéronautique pour Airbus, etc.).

Accélérateurs présentés dans l’étude : Founder Institute, le Camping, l’Accélérateur, Nextstars, 50 Partners, TheFamily, Start-up 42, Orange Fab France, Idenergie, Le Booster, Tektos, P.Factory.

 

En Europe

Les accélérateurs européens présentés dans l’étude ont été sélectionnés pour leur renommée (Seedcamp et Startupbootcamp), pour la diversité des secteurs des start-ups accélérées (santé, social, environnement), et également pour le partage du retour d’expérience dans le cas de HackFwd puisque l’accélérateur en question n’est plus en activité. Un grand nombre de ces accompagnateurs sont localisés à Londres, ce qui ne signifie pas qu’il n’en existe pas ailleurs. Le territoire européen est bien couvert puisque des accélérateurs sont aussi présents en Grèce, Estonie, République Tchèque, etc.

Accélérateurs présentés dans l’étude : Seedcamp, Startupbootcamp, Bethnal Green Ventures, Healthbox Europe, Climate-KIC Accelerator, HackFwd.

 

Aux Etats-Unis

C’est aux Etats-Unis que sont nés les premiers accélérateurs : Y Combinator en 2005, suivi par Techstars en 2007. Sur le sol américain, on assiste depuis la fin des années 2000 à une véritable explosion du nombre d’accélérateurs. Si l’on trouve beaucoup d’accélérateurs dans la Silicon Valley (c’est là que Y Combinator a choisi de s’installer), ils se situent également dans les grandes villes des deux côtes : New York, Philadelphie, Seattle, Los Angeles… Certains, plus rares, ont aussi fait le choix de s’installer dans le centre du pays, comme Techstars dans le Colorado. Les accélérateurs historiques se distinguent de par leur forte sélectivité, leurs larges promotions et un investissement conséquent (jusqu’à 120 K$ par start-up).

Accélérateurs présentés dans l’étude : Y Combinator, Techstars, AngelPad, LaunchPad LA, MuckerLab, MassChallenge.

 

En Israël 

Il a été difficile  de trouver des informations concernant les accélérateurs israéliens : peu d’informations précises sont disponibles en anglais concernant les dispositifs d’accompagnement des startups. Les accélérateurs israéliens semblent être majoritairement situés à Tel Aviv ou à proximité (Ashdod pour la seconde antenne de The Hive). Le développement des accélérateurs en Israël semble être une tendance récente. Une caractéristique frappante des accélérateurs israéliens étudiés dans le cadre de ce dossier, réside dans leurs liens très forts avec l’international, notamment l’Europe et les Etats-Unis.

Accélérateurs présentés dans l’étude : DreamIt Israel, Elevator, The Hive by Gvahim, Microsoft Ventures Accelerator.

 

En conclusion

 L’essor des accélérateurs partout dans le monde dessine un maillage territorial, qui donne la possibilité aux start-ups du monde entier de bénéficier de ces dispositifs. Il est notable cependant que dans chaque zone géographique étudiée, quelques accélérateurs se détachent de tous les autres par leur réputation, et sont donc les plus recherchés. Nombreux sont les accélérateurs, en France et ailleurs, qui annoncent avoir pris comme modèle les accélérateurs vedettes que sont Y Combinator et Techstars. Mais ces deux structures, et à travers elles le modèle des accélérateurs, commencent à être remises en question par des acteurs qui doutent de leur efficacité réelle.

Par rapport à d’autres structures d’accompagnement (incubateur, pépinière, etc.), les accélérateurs offrent indubitablement, via la brièveté et l’intensité de leurs programmes, une réduction du time-to-market, l’accompagnement rapide de la start-up vers un marché ciblé et conséquent. De fait, comme l’annonce Y Combinator (« More than money »), les accélérateurs apportent bien plus que de l’argent : le mentorat, les ateliers de travail, l’accompagnement individuel semblent plus importants que l’apport financier, d’autant plus que dans de nombreux accélérateurs, une large part des start-ups accompagnées a déjà réussi à lever des fonds.

Avec la multiplication des accélérateurs partout dans le monde, semble émerger une volonté de structuration de cet écosystème, qui se traduit par exemple par des partenariats entre accélérateurs, à l’échelle nationale ou internationale : l’accélérateur marseillais P.Factory a noué un partenariat avec le Parisien TheFamily, afin que ses start-ups puissent bénéficier des mêmes avantages ; l’accélérateur Le Camping, quant à lui, est partenaire de l’accélérateur israélien The Hive.  A une échelle plus vaste, cette structuration se fait aussi par la création et le développement d’un réseau mondial d’accélérateurs. C’est ainsi que Techstars a créé en 2010 le Global Accelerator Network, qui rassemble aujourd’hui 50 accélérateurs dans le monde et affiche une volonté de standardisation d’un certain modèle d’accélérateur. Reste qu’à l’heure actuelle, les accélérateurs, quoique rassemblés par quelques traits communs relevés dans cette étude, se caractérisent surtout par une grande diversité (taille, start-ups ciblées, déroulement du programme…), qui leur permet de couvrir des besoins d’accompagnement très divers.

 

Consultez l'étude de veille "More than Money - Les accélérateurs de start-ups en France, en Europe et dans le monde" réalisée par l'ARDI Rhône-Alpes (PDF - 1,7 Mo)

Pour en savoir plus sur ce sujet, contactez :

ARDI Rhône-Alpes

Chargée de veille

http://www.ardi-rhonealpes.fr

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